J'aime la vie en famille dans les petits moments qui ne disent rien à personne à part ceux qui vivent le moment. Genre...
Nous sommes à table et je demande à mes enfants ce que le Père Noël apportera comme cadeau. Il faut d'abord dire que Petit monstre poilu est encore un croyant à 7 ans ( on se dit que c'est le dernier Noël alors on en profite en masse). Il nous regarde et dit: deux dinosaures téléguidés. Ils ont vu les annonces de ce dinosaure dans des pubs. Il rugit, bouge et il a l'air cool, me dit-il. Il est aussi à 149$ le dinosaure!!!! Le Père Noël commence à penser que 300$ pour des jouets, c'est un peu cher... Ma réponse fut: «Tu sais Petit monstre poilu, ton jouet est très cher et le Père Noël a un budget à respecter pour arriver à donner des cadeaux à TOUS les enfants de la terre. On pourrait choisir quelque chose de plus raisonnable?» Il me regarde et réfléchit: «Oui mais Maman, le Père Noël ne paie pas pour les jouets. Il a des lutins qui font les jouets, cela ne coûte rien!» %$&&?!?"!?(*/)&/&
Il n'est pas chanceux, il est né le dernier. Mes premiers Noël avec Grand monstre poilu étaient magique pour lui car je me fendais en quatre pour trouver le jouet demandé! Le premier Noël de la tradition, il voulait une peluche dinosaure (je sais c'est un thème récurent chez nous!. J'ai malheureusement attendu à la dernière minute et il n'y en avait plus dans les magasins de Montréal (j'en avais fait plusieurs). Je suis allée jusqu'à Rosemère un 23 décembre pour le récupérer!
La deuxième année, il veut une autre peluche dinosaure car la première s'ennuie toute seule. Pas folle, je cherche rapidement. Je ne trouve rien dans la même série. On m'apprend que la compagnie a décidé de refaire ses modèles et qu'il ne seront pas disponibles avant longtemps. Je panique, le Père Noël ne peut pas manquer son coup! Je trouve le fabricant et son site Internet. Je trouve sur le site le distributeur canadien et je prends une chance, Au bout du fil, une secrétaire extrêmement compréhensive, et sûrement mère de famille, comprend mon problème et accepte de m'envoyer le fameux toutou pour la moitié de ce qu'il m'aurait couté en magasin! Une autre Noël réussi.
Petit monstre poilu n'a pas eu cette chance vraiment. À 5 ans, il veut une Ds Lite comme son frère, mais Papa et Maman ne sont pas d'accord. Le Père Noël apporte donc un autre jouet avec lequel il est assez content. Le noël suivant, il revient à la charge, mais on le trouve encore trop jeune et il peut emprunter celle de son frère. Pas de DS à Noël. Il finit par ouvrir son petit coeur à sa grand-mère: «Mamie, je ne comprends pas. Je demande toujours une DS pour Noël et le Père Noël ne l'apporte pas. Pourquoi?». devinez ce qu'il eu à sa fête de la part de sa grand-mère?
Je pense que Petit monstre poilu va être déçu pour Noël encore, mais j'ai trouvé ceci qui devrait le consoler...
En espérant que ce ne sera pas LE jouet de Noël comme les Bakugan l'an dernier....
Vie de famille
Une chance que..
Une chance que les publicités destinées aux enfants soient interdites par la Loi de la protection du consommateur ( la LOI article 248 et 249) car mes enfants boivent déjà à l'aune de la publicité: «Maman tu devrais utiliser telle crème car c'est pour les filles!» «Papa, j'ai vu qu'il y avait un nouveau rasoir pour les hommes qui est beaucoup mieux!».
Quand les produits sont vraiment destinés aux adultes, c'est tel que tel. Mais les céréales sucrées ou les collations au yogourt genre Yop ne sont pas fabriquées pour les papilles gustatives des adultes! Les publicitaires s'en sortent car ils ont le droit de faire de la pub au plus de 14 ans, mais c'est drôle comme le placement de produit se fait dans les émissions écoutées par les moins de 14 ans!
Cela fait des courses à l'épicerie longue...«Maman, achètes ces céréales, je les ai vu à la tv. C'est bon!» »Petit amour, tu te rappelles la dernière fois que Maman a acheté un produit que la tv disait bon? Tu l'as détesté. Il ne faut pas croire les publicités.» «Oui mais celui-là c'est pas pareil, celui-là est bon!»
Que faire devant la logique d'un enfant de 7 ans? On a beau expliqué jusqu'à perdre haleine, il a fait son idée depuis longtemps. «Non, Maman n'achète pas des collations aussi sucrées. Ce n'est pas bon pour la santé.» «Oui mais Maman, c'est bon pour mon bedon.»
Les enfants ne viennent pas avec un manuel d'instruction
Ce serait trop facile. Imaginez la scène: le bébé braille depuis une heure sans arrêt, il est trois heures du matin et vous avez une grosse journée qui commence dans quelques heures...Les deux parents sont penchés sur un livre: «Je l'ai vu hier, il y a une page qui montre comment baisser le son...».
Ben non. On apprend de nos erreurs, de nos essais. On fini par découvrir le pourquoi du pleur et déchiffrer la différence entre celui de 15h qui dit je suis fatigué et celui de 11h qui dit j'ai faim. Puis, vient le moment où on doit dire non. C'est fou le nombre de fois qu'on va le dire dans leur vie. Pour leur plus grand bien, mais des fois, pour notre plus grand bien. Il faut avouer que nous ne sommes pas parfait. Des fois, on est trop sévère, des fois trop permissifs. Le juste milieu est difficile.
Plus ils grandissent et plus la ligne est difficile à cerner. On doit lui apprendre l'autonomie mais en même temps, il faut surveiller, protéger, encore leur apprendre les limites qui sont admises dans la société. On ne parle pas de crottes de nez à table, par exemple. Les pets et les rots ne sont pas si drôles que cela quand on est en visite chez quelqu'un..(c'est fou ce qui est drôle aux yeux d'un petit garçon!)
On fait des erreurs, c'est vrai, mais de là à ce qu'un juge vienne nous dire quoi faire avec nos enfants alors qu'ils ne sont pas maltraités, il y a un pas qu'on ne doit pas franchir....
Au bureau, les discussions sont allés bon train: il était trop sévère, non, les enfants se prennent pour des rois et manquent de respect trop facilement, mais tous étaient d'accord. Les Tribunaux n'ont pas leur place dans la discipline que le parent exerce envers leurs enfants!
On doit respect à la magistrature, mais madame la Juge, vous n'auriez jamais dû prendre cette cause, ni rendre un jugement dans un cas d'autorité parentale. C'est un très mauvais message à lancer envers les parents et les enfants qui vont menacer maintenant de recourir aux tribunaux quand ils ne sont pas contents?
Je me prends pour une informaticienne des fois
J'ai toujours eu une passion pour l'informatique. J'ai rapidement adopté Internet ainsi que tous les gadgets informatiques et je fais mes transactions bancaires en ligne depuis des années.
J'ai même tenté dernièrement d'améliorer moi-même mon vieux Powermac G4 que j'adore car il me permet d'utiliser encore OS 9 pour les jeux de mes fils en même temps que Tiger (OS 10.4). C'est parfait pour mes besoins, mais son processeur 400 MHz et son petit disque dur de 30 gig commençait à être serré. J'ai donc acheté comme une grande fille une nouveau CPU, un nouveau disque dur et, tant qu'à me lancer dans les dépenses, une carte USB 2.0 pour moins de 300$US (oui oui, des USA, même avec la douanes et les frais de livraisons, le prix des pièces américaines sont moins chères que celles vendues à Montréal!!!). J'ai tout installé moi-même.
Depuis, je n'ai que des ennuis. À tel point qu'un copain vient me dépanner ce soir car je n'ose plus rien faire. Je sais en gros ce que je devrais faire mais je n'ai plus confiance en moi. Mon conjoint non plus d'ailleurs. Il n'est pas fâché mais disons qu'il aime mieux qu'un «professionnel» s'en mêle.
Je crois que la réforme de mon blog est un peu mieux réussie...Vous m'en direz des nouvelles!
De la visite de loin...

Assise à mon bureau mardi dernier, faisant un peu de présenteisme, je décide de googler une vieille amie pour voir si elle a réussi son projet de vivre à Hawaï comme prévu il y a 4 ans. Eh oui, la voilà professeure adjointe à l'université d'Hawaï en bio informatique. Je lui envoie un courriel. Cinq minutes plus tard, elle est au bout du fil. Elle faisait la même chose en me googlant... depuis Montréal, où elle prépare un conférence en Europe (on est jet-set ou on ne l'est pas!). On décide de diner ensemble.
Au restaurant, j'apprends une nouvelle qui me déboussole complètement. Son fils est également dyslexique, dysorthographique et «dyscalculique» sévère. Nous avons vécu exactement la même chose parallèlement à des kilomètres de distance. Même chose. Mêmes chicanes avec nos fils respectifs lors des premières années, avant de connaître leurs difficultés pour exactement les mêmes choses. Même course pour trouver des spécialistes, même engueulade avec le système. Même incompréhension de l'handicap mais toute la volonté du monde pour l'aider à faire son chemin dans le monde.
Toutes les deux, première réaction pleurer pendant deux semaines centrées sur notre peine incapable d'en parler avec les autres. Puis, mais qu'est-ce qu'il va faire avec sa vie? Ensuite, on a accepté et maintenant, on se dit: il va faire ce qu'il veut et on va l'aider à y arriver. On a parlé pendant deux heures (une chance c'est tranquille au bureau!). Elle m'a fait le plus grand bien. Je crois que j'ai eu le même effet.
Son fils est maintenant bilingue. Une chance pour lui, l'anglais est plus facile pour les dyslexiques/dysorthographique que le français car il y a moins de règles bizarres et les mots sont plus faciles. Il reste que l'école n'est pas facile. Là-bas, il va en classe régulière le matin et dans une classe spéciale dans l'après-midi. Elle a essayer une école privée qui prenait seulement les petits génies et les dyslexiques mais l'expérience fut très décevante à tel point qu'elle l'a sorti rapidement. Elle a trouvé une école publique avec tous les services nécessaires mais elle du déménagé de l'autre côté de l'ile. La philosophie pour les aider semble la même, mais nous sommes pas encore aller dans les détails. Elle revient dans deux semaines, nous y reviendront.
Maintenant, j'ai un début de groupe de soutien. Quelqu'un autre que mon conjoint pour partager des sentiments et des peurs concernant mon fils. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point cela me manquait. À tous ceux qui passe en ce moment à travers ces difficultés, trouvez-vous un groupe de soutien ( peut-être même ceci: AQETA) ou quelqu'un qui vit la même chose, vous ne le savez pas, mais vous en avez besoin.
Et puis, j'ai une adresse où rester à Hawaï....
Ah que la neige a neigé
C'est la fête à mon Grand monstre poilu demain.Je le regarde et je n'arrive pas à me visualiser comment j'ai mis au monde un enfant aussi grand pour ses 11 ans. Je n'arrive pas d'ailleurs à me mettre en tête que je suis mère d'un pré-ado! Je ne l'ai pas vu venir celle-là....les cheveux blancs qui ont commencé à apparaître aurait pourtant dû être un signe.
Le magazine Affaires Plus, auquel je contribue quelques fois, fait une grande réfonte de son magazine en essayant de faire participer le public à travers un blog que l'on peut voir à cette adresse: http://affairesplus.ning.com/. Ils ont une section Ma vie qu'ils remettent en question. Qu'est-ce que vous mettriez vous dans une section «ma vie»? Qu'est qui me préoccupe moi dans ma vie?
La conciliation famille-travail. C'est un concept galvaudé, mis à toutes les sauces et mal servi par quelques chroniqueurs que je ne nommerai pas dans certains magazines ou journaux. C'est quelque chose qui se vit au quotidien. C'est les milliers d'appel que l'on fait pendant les heures de bureau pour trouver des services à ses enfants que ce soit un rendez-vous chez le médecins ou un professionnel prêt à ouvrir un dossier. C'est le regard de son patron qui compatit mais qui aimerait bien que l'on fasse autre chose de temps à autres. C'est le stress que l'on accumule qui finit par débouler dans toutes les autres parties de votre vie. C'est les journées comme aujourd'hui, où l'on doit aller porter les enfants à l'école si on n'a pas de service d'autobus (très fréquent à Montréal), trouvez un stationnement parmi les congères, les accompagner à la porte par sécurité car la neige dépasse leur tête, revenir en courant vers la voiture car on n'est pas bien stationné, repartir vers le bureau, trouver un stationnement et commencer sa journée complètement vannée avant même de s'assoir devant l'ordinateur. Est-ce que cela se transmet dans un reportage?
Dans les pires années de ma conciliation, qui viennent à peine de se terminer (croisons les doigts pour le moment) j'ai eu la chance d'avoir des patrons compréhensifs, mais cela m'a quand même couté un poste intéressant. Je ne pouvais pas donner autant que la personne voulait. J'ai dû changé de tâche. Cela restait intéressant, mais moins prestigieux et avec moins de reconnaissance. Il fallait que j'enlève de la pression et je ne pouvais pas en enlever à la maison. C'est ma carrière qui a écopé.
Je ne suis pas amère, je constate que la conciliation travail famille n'est jamais facile. Qu'il faut être patient. Qu'une opportunité manquée peut revenir quelques temps plus tard d'une autre façon. J'ai attendu longtemps pour avoir un poste intéressant, bien payé et syndiqué. J'ai longtemps été à la pige. Cette sécurité m'a permis de tenir le coup pendant la pire tempête familiale que nous avons vécu jusqu'à maintenant. La tempête m'a amené à quelque part que je ne soupçonnais pas. Je crois qu'elle a fait de moi une meilleure mère. Grand monstre poilu en profite, c'est sûr mais je crois que son petit frère en profite encore plus. Il a une mère qui panique moins.
J'entame maintenant ma quarantième année. Je suis mère d'un pré-ado. Je teste encore jusqu'au où l'élastique de la patience de mes patrons peut se tendre, mais je n'ai plus l'anxiété du début. Je me rend compte que cette anxiété était ma pire ennemie. Je fais la même chose qu'avant, je jongle encore avec les rendez-vous mais j'ai enlevé quelques obligations. J'ai surtout réussi à vaincre mon anxiété. Du coup je respire mieux. Je travaille mieux et j'aime mieux. Est-ce que cela se transmet dans un topo? Est-ce que quelqu'un serait vraiment intéressé à lire cela? Pourtant c'est à cela que ressemble «Ma vie» de professionnelle, c'est à cela que ressemble la vie de bien des femmes avec des enfants. Est-ce que cela intéresse les hommes aussi ?
C'est tout un exercice
Je n'avais pas compris qu'un blog était un exercice, comme faire du vélo stationnaire ou du tapis roulant. Si on attend trop entre les séances, on a de la difficulté à rembarquer sur l'engin. Croyez-moi, je suis experte dans le je-me-mets-en-forme-pour-mieux-abandonner-quelques semaines-plus-tard. Une sorte de paresse nous prend et nous voilà entrain de nous dire..«Zut alors, je le ferai demain» et demain ne vient jamais. Je fais mon mea culpa et me remet en selle.
Des petits pas pour commencer, disent les experts. Alors voici mon petit pas d'aujourd'hui.
Petit monstre poilu n'a plus besoin des services de son orthopédagogue pour le moment. Il est parfaitement capable de suivre le rythme de sa classe, me dit-elle, alors elle le laisse tranquille pour s'occuper d'autres enfants qui ont plus de besoins. Son dossier reste ouvert et le professeur de 1ere année de l'an prochain sera au courant. Au premier signe de détresse, on reprendra du service. Ce pourrait-il que j'en réchappe un? Il reste l'orthophoniste qui s'occupera de son retard de langage en espérant que cela ne dépassera pas trop la limite de remboursement de nos assurances car à 90$ la séance...
On ne lui a pas dit pour le moment. Il est tout à sa fête de Saint-Valentin qui a pris une GROSSE place dans sa vie. Il veut faire des cartes à tous ses amis, incluant Cynthia qui a définitivement un oeil sur mon rejeton. Pas de chance ma jolie, il a un complexe d'oedipe assez prononcé sur sa maman qui dure depuis une bonne année. Reviens dans un an environ, il s'améliore de mois en mois. Il a même arrêté de chialer à chaque fois qu'on lui disait que Papa était l'amoureux de Maman. Maintenant, il accepte de partager avec son père ce qui est un gros progrès...
Rencontre avec les profs
Tout parent avec des enfants scolarisés connait la routine des bulletins et des rencontres parents/professeur. Grand monstre poilu dans sa nouvelle école n'échappe pas à la règle. Pauvre lui. Il se la coulait douce depuis le début de l'année scolaire. Rien n'était obligé, les leçons étaient données comme étant optionnelles, me disait-il. Ha Ha!
Maman a rencontré son professeur et son orthophoniste. Fini la récré! Les leçons sont obligatoires contrairement à ce qu'il avait compris (hum!). De plus, monsieur avait une attitude plutôt passive dans les cours, selon son prof. Il se couchait sur le bureau, découpait son efface en milliers de petits morceaux au lieu d'écouter attentivement. Il était temps d'intervenir.
Une des raisons pour laquelle nous étions réticents à une classe spécialisée est la ouate dans laquelle on entoure ces enfants ayant des problèmes d'apprentissage. C'est vrai que vivre uniquement des échecs ne font pas en sorte que l'école devienne un lieu d'apprentissage pour ces enfants. Qu'ils doivent vivre des victoires pour reprendre confiance en eux. Mais l'échec a une vertu d'apprentissage. Les meilleures leçons de vie viennent de nos erreurs. Le but dans la vie ce n'est pas de ne pas avoir d'échec, c'est de savoir se relever après! C'est ça qui est le plus dur à enseigner à ses enfants. Les «ogues» et «istes» ont tendance à surprotéger ces enfants mais ils ont besoin eux aussi d'objectifs un peu dur à atteindre. Cela ne peut pas être facile tout le temps.
Une semaine d'exigences plus élevées et voilà que Grand monstre poilu a une nouvelle attitude. Voyons si cela restera pour le reste de l'année.
Les dictées au secondaire
Cet article a fait jaser... On a ri jaune de voir les fautes des enfants qui démontraient les lacunes de notre système scolaire. Et si on démontrait autre chose? La conjointe d'un ami, neuropsychologue, a vu tout de suite l'anomalie des fautes «anvendure» «imprecionnant» «foteil». Moi aussi. Ce sont les fautes que mon fils dyslexique fait. Et si ces dictées nous montraient autre chose? Que la dyslexie est plus répandue qu'on pensait. Que des tonnes de jeunes arrivent à passer entre les mailles du filet, sans jamais être diagnostiqués, passant péniblement d'année en année, se demandant pourquoi le français est si difficile. Comment le savoir sans faire les tests? Si notre système montrait plutôt son incapacité à cerner les problèmes?
Chose certaine, on fait les gorges chaudes de leurs fautes, mais ces jeunes peuvent se reconnaitre aujourd'hui. Ils voient étaler pour tout le Québec leurs lacunes. Comme dit mon chum, «j'espère que leurs parents ne lisent que le Journal de Montréal».
La peur du sang
Grand monstre poilu s'est évanoui en classe hier.
Il ne se souvient plus de ce qu'il faisait. Il se rappelle s'être coupé, d'avoir vu du sang. Après, il s'est senti mal et la classe au complet a entendu BOUM. Il se rappelle seulement avoir ouvert les yeux sur son professeur qui amenait un pansement.
La coupure est minuscule. Il a eu cent fois pire au cours des années. La peur du sang est une nouveauté pour lui comme pour nous. (Quoique son père avoue se sentir mal quelques fois devant des émissions d'ER).
Je suis arrivée à l'école pour le chercher (l'école ne garde pas les enfants dans les cas d'évanouissement et de baisse de pression). Il avait un sourire penaud. «Tu sais Maman je me suis senti vraiment mal. Je n'ai pas fait cela pour manquer une journée. Je te le jure!»
Cette fois-ci, je suis certaine de ne pas me faire avoir. Mais j'aime bien qu'il soit conscient que je ne suis pas si facile à berner.
Je me suis fait avoir
Cela arrive aux meilleurs parents/détectives. Ce matin Grand monstre poilu était fatigué. À tel point qu'il est retourné se coucher après avoir déjeuné. Un peu inquiet, nous avons fait un interrogatoire en règle: prise de température et questionnaire médical (bâti laborieusement au cours des années grâce à maintes visites à l'hôpital pour rien). Son père et moi avons décidé qu'il resterait à la maison avec lui aujourd'hui. Cela tombait bien, il avait un texte à écrire.
Je téléphone une heure plus tard pour avoir des nouvelles. Qui répond? Grand monstre poilu en grande forme qui écoute des émissions de télé affalé dans le sofa. Sa voix est claire et enjouée, pas du tout fatiguée et sans énergie.....
J'imagine que cela lui fera un bon souvenir plus tard. Une fois de temps à autres, c'est bien d'avoir le dessus sur les grands et de se faire une petite pause à soi.
Sa prochaine prestation devra être remarquable s'il veut que cela se reproduise.
